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Il était une fois le déclin de la gauche en Amérique

Le Québec est possiblement un des seuls endroits en occident ou l’option de droite en politique est perçue comme quelque chose de néfaste, avant même une idée élaborée, un mot prononcé ou un geste posé. Avez-vous remarqué qu’au royaume du «franco poutinus d’Amérique», vous ne pouvez même pas dire ouvertement que politiquement vous êtes plus à droite? Un peu comme si vous aviez une maladie honteuse ou pire, un ancêtre anglophone! Par contre, vous pouvez vous promener avec un t-shirt du Che, ou vous afficher en train de lire un recueil de Karl Marx bien installé au Starbucks  en forçant pour ne pas grimacer devant votre latté à la citrouille qui vous aura couté 8$. Ça c’est accepté. C’est même trendy. Coudonc, depuis quand une orientation politique a-t-elle le droit d’être tendance? On parle de notre argent, de nos droits et privilèges, de notre avenir, de nos vies. Criss!

Hors Québec, dans le reste du monde libre, la gauche et la droite ne sont que des orientations politiques défendants des points de vue différents. Le bien et le mal, laissons ça aux scénaristes de Disney pour divertir les enfants. Le jour ou on conviendra que les idées politiques plus à droites ne représentent pas davantage le mal que celles de gauche, on va peut être commencer à avoir un débat sain, basé sur des échanges d’idées, pour faire avancer ensemble notre société dans un projet commun. À force de démoniser un groupe par rapport à un autre, on finit par tourner en rond, et ça, ça ne mène jamais à nul part. Essayer-le en vous rendant au travail demain…vous allez bien voir que j’ai raison. Le plus court chemin entre deux points n’est-il pas la ligne droite.

Une chose est certaine, il y a au Québec au moins autant de citoyens sympathiques aux politiques de droite que celles de gauche. Ce sont nos médias de masse qui font beaucoup d’efforts jour après jour pour camoufler cette réalité. C’est surement en regardant aller ces médias que le maire de Québec à aperçu pour la première fois son prisme déformant.

En 2007, malgré un travail médiatique colossal pour discréditer son approche, Mario Dumont a amené son parti aux portes du pouvoir avec 31% du vote; 1.2 million de québécois sur 4 millions de votants ont alors fait confiance à la plateforme la plus à droite qu’un parti n’avait osé présenter avant au Québec! Mais les Libéraux avaient alors pris le pouvoir, seulement 3% de votes de plus que les adéquistes qui deviendront comme vous le savez la CAQ, une sorte de parti centriste qui n’a de la couleur que sur son logo avec un chef aussi charismatique qu’une branche de céleri: François Legault, qui a fait sa marque dans le passé chez les souverainistes au PQ. Rien de bien rassurant. Est-ce que la CAQ est la réponse à ce Québec peuplé de citoyens étouffés par des taxes dispersées aléatoirement par des fonctionnaires plus ou moins qualifiés dans des ministères déjà obèses? Pas sure. Voyons plutôt dans ce parti une forme de tremplin vers ce qui sera un vrai gouvernement de droite, plus tard, avec un autre chef qui n’aura pas peur de déplaire et qui saura prendre des positions claires qui s’imposent pour enfin détacher le cordon ombilical qui nous tient collé à cette machine appelé l’état québécois qui nous empêche de respirer.

Parlant de Legault, dans un clip diffusé sur le site du Huffington Post, il n’a n’a pas réussi à dire quelque chose en bien ou en mal sur le nouveau venu Doug Ford élu en fin-de-semaine à la tête du Parti Conservateur de la province voisine. En avez-vous assez de choisir entre quelqu’un de beige, beige pale ou beige foncé? Moi oui ostie!

Écoutez François Legault commentant l’arrivée de Doug Ford.

La panique permanente de la gauche médiatique

La nomination de Doug Ford en fin-de-semaine à la tête du Parti Conservateur Ontarien est un bel exemple de la «machine à lavez la droite», cette opération qui consiste à se servir des médias de masse pour laisser aller ses convictions de journaliste faussement impartial et ainsi nettoyer à fond la tête de ceux qui n’ont pas le temps de lire les programmes. Les chroniqueurs s’en donnent à coeur joie, protégés artificiellement dans un bouclier linguistique qui leur permet de penser que leur propos ne passeront jamais la rivière des Outaouais ou la frontière vers le sud. Non mais quelle naïveté de colonisé.

Juste comme ça, avez-vous des frères et soeurs? Eh Puis? Leur ressemblez-vous vraiment tant que ça au niveau idéologique, sociale, au niveau des valeurs? Ben non. Les seules ressemblances entre Doug Ford et Rob, celui qui a été maire de Toronto, sont au niveau politique, et ceci est plutôt rassurant. Au niveau économique, la ville Reine a vécu un boom qui ne s’est jamais estompé depuis, avec le passage de ce maire «controversé» au pouvoir. Évidemment il a eu de gros problèmes dans sa vie personnelle, il en ait même décédé. Mais dire que Doug possède le même style de vie est loufoque et dénote un manque d’honnêteté crasse, devinez ça vient de qui encore? Ben oui.

Donc la très grande majorité des chroniqueurs et journalistes québécois ont parlé de l’arrivée du populisme avec Ford, parce que la droite, vous le savez bien, ce sont des politiques qui donnent plus de pouvoir aux citoyens, donc moins proche de l’élite, et ça, ne pas être proche de l’élite, mais du peuple, c’est dangereux, surtout si tu fais toi-même parti de l’élite! Puis on a déjà commencé les comparaisons avec Trump, ce qui est rassurant si vous êtes déjà à droite de l’échiquier politique, mais pour les journalistes, c’est l’insulte suprême! Un chroniqueur radio, qui est aussi acteur, (que voulez-vous, le Québec c’est petit), a même parlé de la «politique du bon sens» que mène Doug Ford, qui est aussi une maxime des gens de droite, disant que ça lui faisait peur. Donc c’est rendu que le gros bon sens fait peur. Lui, quand on lui dit «ce que tu fais là, ça a pas de bon sens» il est rassuré. Ah bon. Au moins il n’a jamais été en politi… ah oui, oubliez ça. Au moins, on sait ou il campe.

Unanimité malsaine.

Vous rendez-vous compte qu’aucun journaliste ou chroniqueur d’un média de masse au Québec n’a jamais osé défendre les politiques de Donald Trump? Pensez-y un peu. Non, il n’est pas parfait ce président, mais quand même. Je n’ai jamais entendu ou lu PERSONNE à Radio-Canada, TVA, La Presse, les journaux de Québecor, Le Soleil, Le Devoir, l’Actualité, La Tribune, le Quotidien, nommez-les, défendre clairement haut et fort UNE seule décision du Président américain actuel Donald Trump. Zéro comme dans Ouellet. Est-ce que vous trouvez ça normal? On ne parle pas de la Corée du Nord, de la Russie ou du Yémen, mais bien des États-Unis d’Amérique, les US of A, notre voisin et plus grand allié économique. Pourtant, quand on regarde le bilan de Trump, 18 mois après son élection, il n’est pas du tout gênant à comparer avec son prédécesseur. Mais bon, on aime mieux se concentrer sur un tweet ou il a insulté un opposant. Méchant populiste va!

Un média de masse plus à droite au Québec, peut-être que la population, en tout cas au moins la moitié, serait prête pour ça non? Qu’en dites-vous les «francos poutinus d’Amérique?

 

 

 

 

 




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